B e a u t é
Un peu d'histoire...

  L'usage et le commerce du parfum remontent à l'époque sumérienne, au IVème millénaire avant Jésus-Christ. La plupart des peuples antiques en était également friants, notamment les Egyptiens. A l'époque, Alexandrie possédait une quantité importante de parfumeries.

  Les techniques de fabrication resteront rudimentaires jusqu'à la fin du Moyen Age. Elles reposaient essentiellement sur le broyage de matières grasses et la fixation par les écorces, racines, résines et matières animales. L'encens, le cinnamome (ancien nom de la cannelle), le safran, ou encore le roseau odorant étaient largement employés.

  Le parfum était également usité lors de pratiques religieuses comme l'offrande aux dieux et l'embaumement des corps.

  La prospérité des villes phéniciennes et grecques a reposé sur le commerce du parfum. A Chypre, l'utilisation d'essences de rose, d'iris, de lys ou de jasmin ont contribué à l'évolution des fragrances. C'est alors qu'apparaissent les flacons de parfum tels que nous les connaissons aujourd'hui.

  Les techniques de production seront bouleversées au Moyen-Age et à la Renaissance suite à deux innovations majeures : d'une part, un nouveau système de refroidissement facilitant la distillation, et d'autre part, la découverte de l'alcool éthylique permit de donner un support au parfum autre que les huiles ou les graisses.

  Au XVIIIème siècle, le parfum acquiert ses lettres de noblesse en Occident. On l'utilise alors pour le corps et les vêtements. Son essor font de la ville de Grasse, la capitale de la parfumerie.

Familles olfactives

  Traditionnellement, les parfums sont classés en sept grandes familles :

       - les boisés, dominés par le santal, le patchouli et le cèdre,

       - les chyprés, issus d'un accord de bergamote, jasmin et mousse de chêne,

       - les cuirs, très masculins, basés sur le miel, le tabac et le bouleau,

       - les floraux, élaborés autour d'une ou plusieurs senteurs florales,

       - les fougères, constituées sur une alliance de lavande et de bois, composant de nombreuses eaux de toilette masculines,

       - les hespéridés, composés à base de zestes d'agrumes. On en retrouve dans les eaux de Cologne,

       - les orientaux ou encore les ambrés, produits suivant un mélange de vanille, d'essences animales, de fleurs et de bois exotiques.

Parfums, eaux de parfums, eaux de toilettes, eaux de Cologne, extraits, eaux légères... quelle différence ?

  Il existe plusieurs variétés de parfums, dont l'appellation varie suivant le taux de concentration de parfum proprement dit dans l'excipient :

       - eaux légères : le concentré ne représente que 4%,

       - eaux de Cologne : la concentration atteint 7%,

       - eaux de toilette : le dosage est évalué à 12%,

       - eaux de parfum : beaucoup plus chères, la dose de concentré est environ de 18%,

       - parfums, ou extraits : de prix souvent inabordable, le concentré démarre à 20% et peut atteindre 40% pour les parfums les plus prestigieux.


 

haut de page